Cette réponse

Posté dans Poèmes avec des tags , , , , le 30 août 2011 par Walrus

Si cet homme est une ombre, qu’est cet autre être, à côté ?
J’essaie, moi, placé à distance, résolu et réfléchi, de comprendre ce débat agité.
Ils se déchirent tant ils s’admirent
Est-ce dont de la haire puisque ce n’est pas de l’amour ?
Tout devient invivable et le mieux laisse place au pire,
Comme si le vide laissait délicieusement apparaître ses contours.
Au centre, il y a l’impénétrable, l’idole des foules perdus,
Un trou béant, un fourre-tout général.
Puis, il n’y a plus rien.

Comme une réponse à ces questions suspendues :
Tu es parti et n’es finalement jamais revenu.
Nous t’attendions pourtant ; nous avons longtemps patienté.
Pourtant, tu as fait faux bond et tu t’es sauvé.

Il y a de la honte et de la fourberie dans leurs bagages,
Une once de moquerie et des pelletés de mensonges,
Sans oublier, bien sûr, un peu de mépris et de rage.
Et si, finalement, tout cela n’était qu’un long songe ?

(Juillet et Août 2011)

De mer et d’amour

Posté dans Poèmes avec des tags , , , , , le 30 août 2011 par Walrus

C’est un sublime navire qui vogue dans une mer si calme ces temps-ci,
Une île mouvante qui rime avec harmonie dans ce lieu fortuit.
J’hésite, il chavire ; je regarde droit, confiant, et nous voguons main dans la main.
Croyant à ce qu’ils appellent un mirage, j’avance, aveugle tant je suis serein.
De quels maux puis-je souffrir aujourd’hui,
Capitaine que je suis de cette carcasse magnifique ?
N’écoutant aucune de vos propositions,
Je suis mon propre guide dans cette aventure ludique.
Avec naïveté, je ne fais plus attention,
Les eaux bénissent mon bonheur et m’abandonne à lui,
Entre vagues lascives et vent sucré.
Ainsi, nous pouvons tanguer, divaguer, aimer.
Vous abandonnant quelque peu, nous vivons l’égoïsme
Ou, si le mot n’est pas trop brutal, le romantisme.

(Juillet et Août 2011)

Envol

Posté dans Poèmes avec des tags , , , , le 26 août 2011 par Walrus

Le goût est amer dans vos bouches maigres,
L’envol est passé, l’extase est ailleurs ;
Il y a eu un instant, une bombe
Et, soudain, tout a éclaté.
Le miel vous est devenu aigre ;
Vous ne jouissez plus, vous avez peur.
Sur terre, mais déjà un pied dans la tombe :
Vous êtes vivants, atrophiés.
Que reste-t-il, du reste ?
Il y a des crevards, des raclures, des morts,
Des êtres tous mortels,
Et puis qui, encore, pour combler les vides ?
Si la vie est la peste,
Alors tous les hommes sont des porcs.
La boue couvre le ciel,
L’eau, autrefois si claire, est un mélange d’acides.

Autrefois est un concept – une idée révolue.
La révolution a emporté les vestiges,
A renversé le tableau,
A modifié les couleurs.
Autrefois – après – j’y ai cru
Et ce, jusqu’à ce que je pige :
C’est un triste topo,
Qui brisera les mœurs.
Plus d’us et de coutumes,
Juste des mauvaises habitudes,
Quel royaume pour ma merde ?
J’ai beau crier, je suis au bout du tunnel ;
Il y a des corps contre le bitume,
Comme la chute fut rude !
Espérant qu’on me perde,
Je fuis tant ils sont pleins de fiel.

Ô ma vie, résonne-toi
Et trouve en tes entrailles la force !
Ô ma vie, ressaisie-moi
Et perce fort mon torse !

(Août 2011)

Une malédiction

Posté dans Poèmes avec des tags , , le 16 avril 2011 par Walrus

Stupide souvenir d’enfance
Que le temps fait tant d’efforts pour effacer ;
Mais dans ma tête, l’idée fait de la résistance
Comme un ancien, un ancien temps à oublier.
J’ai beau ne plus y penser que j’y repense alors,
J’ai d’autres choses en tête que ça revient encore !
« Une obsession », non ce n’est pas encore cela ;
« Une malédiction » me semble plus juste pour cette chose-là,
Comme un poison tant je suis impuissant.
Je crois bien que je mourrai en y pensant.
Et pourtant, je n’ai ni regret, ni remords,
Ni peine, ni lointaine nostalgie.
Pourtant ce souvenir ressort.
Cette idée est Reine en mon esprit.
Las de pouvoir voir ailleurs, autre chose,
Je perds la tête et rejoins une autre dimension.
Qu’elle me dévore ! J’oublie, je me repose,
Et je n’ai plus un semblant de raison.

(Avril 2011)

Parlez!

Posté dans Précisions le 29 novembre 2010 par Walrus

J’aurais une petite demande à faire à tous ceux qui me lisent. J’espère que vous ne trouverez pas arrogant, malpoli ou imbu de moi-même. En fait, j’aimerais recevoir de vous davantage de commentaires et de critiques: ceux-ci sauront, j’en suis certain, bonifier mes écrits et mon approche de la poésie. Bien entendu, ces critiques peuvent être faîtes de n’importe quelle façon que ce soit, en privé (MP, mail, etc.) comme en public (commentaire sur le blog, etc.).

D’avance, un grand merci (en espérant éviter le flop).

Poly-(r)évolution

Posté dans Poèmes avec des tags , , , , , , le 29 novembre 2010 par Walrus

De blancs nuages, un doux paysage, un bonheur qui dure.
Des cris de rage, la douleur des otages, un lieu de torture.

Aux inverses pareils, l’unique est plusieurs.
Guerre de la paix ! Attristons le bonheur !
C’est la chute des valeurs et de toutes raisons :
C’est la fin du monde et un à un nous mourrons.
Deux à deux, trois à trois, et cetera.
On est là mais bientôt tout se perdra.

Allez, viens, cours jusqu’à moi : il n’y a plus de temps à gâcher.
Aucune simple nouveauté ne saura m’émouvoir aujourd’hui :
Tais-toi, écoute donc le silence qui hurle et qui jouit.
L’absolu est atteint, les rideaux se ferment. C’est terminé.

Ouvre les yeux.
Ca va mieux ?

(Automne 2010)

Hypothétique escale

Posté dans Poèmes avec des tags , , , , , le 29 novembre 2010 par Walrus

A moitié endormie, tu es bien là !
Les yeux clos, tu rêves déjà.
Raisonne ici un infime ronflement :
Déjà, tu dors comme un enfant.
Tu es radieuse dormant ainsi,
Semblant innocente et fragile en ce lit.

A mille lieux de moi, d’ici,
Tu es partie ailleurs, dans un monde surnaturel
Où se mêlent le terrible et l’exceptionnel,
Où la peur et le bonheur sont amis,
Voire même amants tant l’un est l’autre :
Et nous nous demandons ce qui est nôtre
Tant c’est inaccessible et incontrôlable,
Détestable et désirable.
Tu es à mi-chemin, en un lieu inconnu,
Mais tu es à l’aise, jamais vraiment perdue.

Finalement, tu me reviens :
Jolie et sereine, avec un innocent sourire.
Tu ne sais plus d’où tu viens.
Te hantent et te fuient les souvenirs.
Tu n’es pas sûre de ce que tu as vécu :
Déjà tout a disparu.

(Automne 2010)

Amour aigre-douce

Posté dans Poèmes avec des tags , , , le 29 novembre 2010 par Walrus

Punissant mes démons et mes semblants d’errements,
Tu frappes mon cœur, gardien de notre amour, directement.
Agissant par amour, par pour sans doute aussi,
Tu nous fais mal, alors que tu veux notre suprême bonheur.
De notre amour, bien sûr, je ne peux être indécis,
Bien malgré les critiques, invisibles et perçantes, et la terreur.
Cet amour est une prison sucrée,
Où je me plais à tout le temps errer ;
Il fait si bon y vivre !
Et je prie pour que jamais on ne me délivre.
Maîtresse des lieux, tu règnes ici ;
Comme un serviteur, je suis à ta merci.

Embrasse-moi vite avant que je meurs…
Nourris-moi donc à la fois de ton amour et de ta douceur.
Je veux tes lèvres, tes seins et ton corps tout entier.
Te chérir est ma dernière volonté.

(Automne 2010)

Elue

Posté dans Poèmes avec des tags , , le 29 novembre 2010 par Walrus

Figure chérie et idolâtrée,
Déesse tellement désirée.
Comme un rêve auquel on ne peut croire,
Elle est apparue là, une éclaircie dans la nuit noire.
Pas n’importe qui mais simple elle.
Doucement, tout a changé :
Le chambardement de l’amour s’est opéré.
Il n’est plus un jour sans que je la harcèle,
A défaut de pouvoir toujours l’embrasser
Et, contre moi, si fortement la serrer.
Elle est de ces choses dont on ne se passe plus ;
Alors, quand je suis sage, il m’est donné de profiter :
Ecouter, regarder, admirer, dévorer.
Quel délice quand elle se présente nue !

Elle est celle que j’attendais,
Celle que l’on attend tous.
Aimante, câline et douce :
Je n’ai pas peur de l’aimer !

(Automne 2010)

Voeu

Posté dans Poèmes avec des tags , , , , , , , le 11 octobre 2010 par Walrus

Croupissant dans ma chambre,
J’attends que tu reviennes vers moi.
Ne voulant, je crois, plus m’entendre,
Je me trouve là, trop loin de toi.
N’ayant d’autres remèdes que la patience et l’espoir ;
Je veux tellement y croire.
Alors, que fais-tu ?
Ne suis-je qu’un monstre affreux ?
J’ai bien un cœur, mais aujourd’hui tellement meurtri.
Ah, si j’avais su !
En moi, vit toujours cet éternel feu.
A aucun instant l’amour ne m’a fuit.
Je suis un livre ouvert et tu peux tout y voir.
Je te demande, je te supplie de me croire.

(11 octobre 2010)

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