De mer et d’amour
C’est un sublime navire qui vogue dans une mer si calme ces temps-ci,
Une île mouvante qui rime avec harmonie dans ce lieu fortuit.
J’hésite, il chavire ; je regarde droit, confiant, et nous voguons main dans la main.
Croyant à ce qu’ils appellent un mirage, j’avance, aveugle tant je suis serein.
De quels maux puis-je souffrir aujourd’hui,
Capitaine que je suis de cette carcasse magnifique ?
N’écoutant aucune de vos propositions,
Je suis mon propre guide dans cette aventure ludique.
Avec naïveté, je ne fais plus attention,
Les eaux bénissent mon bonheur et m’abandonne à lui,
Entre vagues lascives et vent sucré.
Ainsi, nous pouvons tanguer, divaguer, aimer.
Vous abandonnant quelque peu, nous vivons l’égoïsme
Ou, si le mot n’est pas trop brutal, le romantisme.
(Juillet et Août 2011)